Voilà un résumé des théories littéraires vues en cours (puis il y a d'autres trucs, genre des définitions, ...)
THEORIE LITTERAIRE & DEFINITIONS:
Roman hybride = plusieurs registres (farce,
tragédie, …)
Roman polyphonique
= plusieurs narrateurs (dans l’héritage de Don Quichotte, Miguel de
Cervantes, 1605-1615 )
Roman précieux =
à la mode dans salons littéraires classiques : cherche à s’éloigner d’un
langage « trivial »
Roman d’analyse
= s’intéresse et rend compte des sentiments des personnages
Jansénisme :
courant religieux incarnant la rigueur ; s’opposent aux catholiques sur la
question de la prédestination et de la grâce (incarnation du jansénisme :
Mme de Clèves, qui renonce à la passion)
Types de discours :
-
DD = il disait « je passe une
bonne journée »
-
DI = il disait qu’il passait une bonne
journée
-
DIL = il passait une bonne journée (donne
presque accès à la conscience du perso.)
-
D narrativisé = paroles rapportées et
résumées par le narrateur
Burlesque (registre) : parler en termes bas de
choses hautes [≠ Héroï-comique]
-
mode des salons cultivés : jeu
culturel de la classe intellectuelle
-
art du contrepoint : agit en
référence à un genre majeur = mal vu des salons littéraires les plus classiques
-
« consiste à provoquer le rire en
défigurant le monde par la rencontre hétéroclite et surprenante de mots et de
choses discordantes (…) : le comique peint les mœurs, le burlesque les
peint sans trop croire à la vérité de sa peinture » (Claudine Nédélec, Etats et empires du burlesque,
2000
-
art iconoclaste : brise tout
ce qui est établi (+ recherche de légitimité sans se conformer à la littérature
dominante)
Camus, L’Homme
révolté, 1951 :
-
fonction émancipatrice du roman
par rapport à la condition de l’homme
-
roman donne du sens au réel ; nous fait
expérimenter notre condition = fonction désaliénante
Diégèse : Aristote, dans La
Poétique : deux modèles narratifs (diégesis ≠ mimésis)
-
mimésis : histoire semble se
raconter d’elle-même au moyen d’acteurs qui parlent au style direct
-
diégesis : histoire racontée par
l’intermédiaire d’un narrateur (« univers diégétique ») :
développé par Gérard Genette
→
intradiégétique : narrateur a un rôle dans le récit ≠
extradiégétique : ne joue pas de rôle dans le récit
→
homodiégétique : raconte sa propre histoire ≠
hétérodiégétique : ne raconte pas son histoire
Narrateur ≠ narrataire (= lecteur fictif
auquel s’adresse implicitement ou non le narrateur)
Ä
Umberto Eco, Lector in fabula :
lecteur modèle = narrataire imaginé par l’auteur
Anthropologue : cherche à faire apparaître les
invariants (ex : éléments qui existent dans toute société humaine, qque
soit le lieu et le moment)
Þ
même principe pour théoricien littéraire
Thomas Pavel :
roman = rapport entre un individu, une norme et le monde
→ hypothèse = évolution des rapports : constante
coexistence idéalisme & réalisme (réalisme à prendre au sens
d’ « illusion référentielle » // Roland
Barthes)
I/ La
transcendance de la norme → idéalisme
(récit de chevalerie, roman pastoral) ≠ réalisme (roman picaresque)
II/
L’enchantement de l’intériorité → idéalisme
(intériorisation de l’idéal) ≠ réalisme (roman gothique, sentimental)
III/ La
naturalisation de l’idéal → idéalisme
(exotisme, idéalisme féministe) ≠ réalisme (écoles : ironie, amertume)
IV/ L’art
du détachement → se
détacher des normes
Vincent Jouve : L’Effet-personnage,
1992
-
50’s : Nouveau roman = crise du
perso : refuse l’idée d’une étude psychologique (s’ils n’existent
pas, comment étudier leur psy ?)
-
Quand lecteur lis le roman, il le fait
par le biais des perso = il faut traiter le perso du point de vue des effets
sur le lecteur
-
Théorie de la réception (Ecole de
Constance : Jauss & Iser) : prise en compte de l’existence du
lecteur dans la constitution du sens de l’œuvre
Montre qu’il existe trois modalités de lecture dans
le roman :
-
le lectant : c’est quand le
lecteur accepte le jeu que propose le romancier (devient un interprète)
-
le lisant : c’est quand le
lecteur retrouve son plaisir d’enfant, il a l’illusion que le perso est une
personne
-
le lu : lecture du roman
comme une aventure intérieure du lecteur (voyeur, transgresseur des
interdits)
Dans l’étude du perso comme pers : met en
valeur les stratégies du romancier : techniques qui permettent
sympathie
-
code narratif : manière dont
le texte est raconté
-
code affectif : manière dont
le texte s’adresse à la psycho du lecteur
-
code culturel : manière dont
le texte s’adresse aux valeurs du lecteur
« Identification narratoriale » =
stratégie qui permet l’identification immédiate du lecteur au narrateur
Notion de « personnages-embrayeurs » :
marques de la présence en texte de l’auteur
Marthe Robert Roman des
origines, origine du roman
→ deux catégories : ceux qui travaillent sur l’illusion
référentielle et ceux qui s’en détachent le plus possible
Philippe Forest :
confrontation du sujet et du réel va de pair avec un renouvellement constant du
genre : technique romanesque rend compte des métamorphoses du réel
pour que lecteur s’adapte au réel
Michel Butor, Essais sur
le roman, 1955
-
constatation : monde connaît des
métamorphoses
-
pose la question de la mise en forme
de la matière romanesque = remise en cause du réalisme en tant que mvt
littéraire
-
position d’attaque pour défendre son
œuvre (caractéristique du nouveau roman)
→ fonct° du roman : mise en question des
représentations du monde + fonct° démystificatrice
Þ oppose : réalisme
(mvt littéraire : intrigue + illusion référentielle + temporalité +
psycho)
et nouveaux romanciers (« réalisme
+ poussé » : rapport entre un sujet et son réel)
Le Nouveau roman :
-
Jean Ricardou,
théoricien : ce qui intéresse les auteurs, ce n’est pas « l’écriture
d’une aventure », mais « l’aventure d’une écriture »
-
Crise du personnage : refus de
l’étude psychologique
-
Remise en cause de l’héritage
réaliste du XIXème (réalisme repose sur intrigue + illusion
référentielle + temporalité + psycho)
-
Publiés par Editions de Minuit (de Jérôme Lindon)
Julien Gracq, En
lisant en écrivant, 1980
-
Comment romanciers font-ils entrer la
réalité dans le roman ?
→
Balzac : « réseau hyperbolique de relations matérielles » =
hyperréalisme
→
Stendhal : réalité sociale « traitée sur le pur mode des
contes de fées »
-
Styles différents :
→
Balzac : caricaturiste (il suffit de qques traits pour donner à
voir : repose sur
la capacité à interpréter, l’herméneutique) ; quasi-journalisme :
« caisse de résonnance de la vie parisienne »
→
Stendhal : monde n’est pas une réalité : « fonde une seconde
patrie », une « époque-pays » =
« J’entre en Stendhalie »
-
Différence de qualité attribuée au
statut :
→
Balzac : « les yeux sur son échéancier »
→
Flaubert : « bien renté »
Þ
Balzac n’est pas condamné, car intérêt repose dans la masse : les liens
entre ses romans comblent
le manque de ‘qualité’
-
Place des narrateurs :
→
Balzac : « de l’autre côté du cadre », « héros surnuméraire
voué au commentaire » = perso-embrayeur
→
Stendhal : narrateur mobile, « jamais dans Le Rouge et le noir »
Þ
conséquence : il y a un monde chez Balzac, il y a le monde
de Stendhal