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11.22.2013

Cinéma (Définitions du cours n° 1 sur l'analyse des plans)

Je remets la fiche avec les définitions pour ceux qui n'ont pas Facebook


COURS N°1 : ANALYSE DES PLANS 


Plan ? Unité de montage entre 2 collures (comme phrase en littérature)
≠ prise (unité de tournage)

→ Plans = synthèse : split-screen, fondu enchaîné, truc de substitution, trucage numérique

I/ L’espace dans le plan
a)      Cadre / cadrage

Ÿ Cadre : éliminat° d’une partie du monde au profit d’une autre : éliminat° du hors-cadre (= ensemble de l’équipe technique)
Ÿ Cadre vient du domaine de la peinture → analyse de la compo. de l’image comme un tableau
            → format de l’image = rapport largeur / hauteur (1,33 ; 1,66 ; 2,35)
            → centrage, décadrage
            → bords = surcadrage
            → lignes de force
            → répartition des masses

b)     La disposition des plans

Ÿ Valeur de plan (= échelle de plan) : PL, PE, PM, PA, PR, PTR, GP, TGP
Ÿ Hauteur de plan : plongée, hauteur O, contre-plongée
Ÿ Angle de prise de vue : face (permet aux êtres d’exister), profil (magnifie), dos (mystère)

c)      Le champ

Champ = partie du monde diégétique vu par la caméra
Hors-champ → entrée/sorties de champ + regards hors-champ : obligent à imaginer le hors-champ
            Þ sert à construire des effets dramatiques
            Þ sert à construire des effets idéologiques (ce qui est montré ds le chp : ce qui a le droit à         l’existence → gentils occupent le chp, méchants arrivent pour l’envahir)

Documentaires : fonction didactique            → effet de réel (quand on voit ces images, ce qui nous touche, c’est de savoir que cela a réellement existé) effet de réalité (on sait que ce n’est pas vrai ≠ on imagine que c’est vrai)





II/ La temporalité du plan
a)      La durée du plan

Vitesse de projection : 24 images/sec. (1 image = photogramme)
            → Durée minimale : 1/24ème de sec. = image subliminale)
                        → Plan visible dès 4 photogrammes
            → Durée maximale : batterie de la caméra ou taille de la bobine (avant : 10mn ≠ auj : 2h30)
                        → Plan-séquence : séquence (= unité narrative) filmée en un seul plan = recherche de la virtuosité

b)      Enregistrement du temps

Propre de l’art cinématographique : enregistrer du temps, le prendre à la réalité

Cinéma = invent° scientifique (répond à une volonté d’analyser le mouvement)≠ fait une synthèse du mouvement : ne permet pas l’analyse
Þ invent° esthétique : montrer la grandeur, la beauté, l’intensité, l’émot° des mouvements

Ÿ Cinéma fabrique : « image-mouvement » (Gilles Deleuze)
            1895 : 2nde rév° industrielle : monde s’accélère
            → cinéma : dimension pol, éco, soc, …
            → 1er genre pdt lgtps : burlesque = filme le mouvement
Ÿ Cinéma fabrique : « image-temps » (Gilles Deleuze)
            → donne à voir non pas du mouvement, mais une coexistence de durées différentes

III/ Le montage des plans
a)      Continuité spatio-temporelle

Faire varier les cadrages, les axes, en donnant l’illusion de la continuité
            → Raccords de personnages, de vêtements, d’objets, … (réalisé par la script)
            → Raccords de montage : mis aux points de façon empirique par réalisateurs et monteurs         jusqu’en 1920 : donner l’impression qu’il n’y a pas de montage
                        Ÿ raccords de direct° (plan [A] → plan [B])
                        Ÿ raccords de geste ([début du geste] → [fin du geste])
                        Ÿ raccords regard (champ contre champ)
                        Ÿ raccords dans l’axe (caméra sur le même axe, mais plus près)
            Þ règles du montage narratif : montage « transparent » ou « invisible »
                        (= dimension idéologique : idéologie libérale)
                                   → repose sur 2 illusions : illusion d’un monde logique, d’une continuité + illusion de la conscience du monde qui nous entoure

b)     Discontinuité spatio-temporelle

Faire prendre conscience que le film est monté, qu’il y a un dispositif = montage discursif
            → Montage parallèle : A/B/A/B (pas de relations ni chrono, ni temporelles)
            → Montage alterné : A/B/A/B (relation de simultanéité)
            Modification chronologique : flash-back ou flash-forward
            Þ montage discursif montre que la vie est faite de ruptures compliquées, grâce à trois          procédés (qui apparaissent aussi dans le cinéma narratif : montre que le ciné narr. est aussi         conscient de la discontinuité



CCL : Considérer le plan comme l’unité minimale du cinéma, comme une phrase, repose sur l’idée que le sens du film vient du plan ≠ Peut-être que le sens du film vient du montage de plusieurs plans ; et peut-être que l’image cinématographique échappe au mot : les mots trahissent les images, on ne peut pas les décrire → mode de la pensée cinématographique n’est pas le mode de la pensée littéraire (Cf. Daniel Arasse : Histoire de peinture : peinture = cinéma Þ tout ce qu’on peut en dire n’épuise pas l’image)