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11.22.2013

LA VIOLENCE

Voici un melting pot de ce que j'ai pu trouver sur Internet à propos de la violence.

La violence: c'est ce qui dépasse une certaine limite, quelque chose de répréhensible. Elle est une attitude qui va de la simple agression physique jusqu’à la mise en oeuvre de moyens méthodiques et rationnels et techniques visant à la destruction de groupes humains ou de peuples.
à L’homme de raison est celui qui cherche à constituer avec les autres un discours universel, valable en droit pour tous. L’homme violent tente d’imposer sa volonté à autrui par la force, la menace, la ruse, la séduction.

- La philosophie s'oppose à la violence; le philosophe ne peut, sous peine de se renier, devenir homme violent, mais il doit chercher la nature et les causes de la violence, et aussi chercher si elle n’a pas des raisons, un sens et même, pourquoi pas, une certaine légitimité.





La force est un pouvoir effectif d'exercer une action sur quelque chose ou quelqu'un, elle est de l'ordre du mesurable. La force d’autre part n’implique pas nécessairement violence : il peut arriver que l’on montre sa force pour n’avoir pas à s’en servir : c’est le cas de la dissuasion nucléaire. Ce n’est ni la force ni l’usage de la force qui définissent la violence, mais les fins de l’usage de la force. L’on pourrait alors dire qu’il y a violence lorsque l’usage de la force est destiné à contraindre autrui à abdiquer sa liberté ou à nier son autonomie, son indépendance, son intégrité morale, sa dignité, son intégrité physique ou sa vie, ou encore à porter atteinte à ses biens ou aux valeurs symboliques sans lesquelles aucune identité sociale n’est possible.


De nombreux penseurs affirment que la tendance à la violence est naturelle chez l’homme, sous la forme de l’agressivité. A partir de la définition de l’agressivité proposée par l’éthologie : ensemble des pulsions c’est-à-dire des poussées dynamiques orientant l’organisme vers un but, par lesquelles un être vivant s’affirme et s’oppose à l’expansion d’autres organismes. Dans cette perspective, l’homme partagerait avec l’animal une tendance à déployer sa puissance qui peut impliquer la destruction de tout obstacle, y compris l’être humain. Il y aurait identité de nature entre l’agressivité animale et la violence humaine, sociale, politique et guerrière. Affirmation freudienne d’une inéluctable violence, que toute civilisation est condamnée à combattre. Par suite de cette hostilité fondamentale dressant les hommes les uns contre les autres, la société civilisée serait constamment menacée de ruine. D’abord parce que l’agressivité ne se transforme pas nécessairement en violence : la loi et le droit le reconnaissent en ne sanctionnant les intentions agressives qu’à partir du moment où elles se transforment en actes. L’intention agressive joue le rôle de circonstance aggravante une fois l’acte délictueux accompli. Eric Weil, définissant l’homme comme “négativité” : ce n’est pas assez pour l’homme que d’avoir chassé, comme l’animal peut le faire, le concurrent, l’adversaire; il veut le détruire ou le forcer à se soumettre à lui et à reconnaître sa maîtrise et sa domination. Même en admettant la présence en nous de cette agressivité naturelle, elle ne serait pas encore violence, mais tendance à la violence.

Notion de violence politique : Kant réfléchissant sur les principes a-priori de la condition civile, affirmait : “ Il s’ensuit que toute opposition au pouvoir législatif suprême, toute révolte destinée à traduire en actes le mécontentement des sujets, tout soulèvement qui éclate en rébellion est, dans une République, le crime le plus grave et le plus condamnable, car il en ruine le fondement même”.
Dans le chap XIII de la 1° partie du Leviathan, Hobbes avance qu’il est possible de trouver dans la nature humaine c’est-à-dire dans l’essence même de l’homme trois causes principales d’affrontement : la rivalité, la méfiance et la fierté :  “Si deux hommes désirent la même chose alors qu’il n’est pas possible qu’ils en jouissent tous les deux, ils deviennent ennemis : et dans leur poursuite de cette fin qui est , principalement, leur propre conservation, mais parfois seulement leur agrément, chacun s’efforce de détruire ou de dominer l’autre....Il apparaît clairement par là qu’aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tienne tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, et cette guerre est guerre de chacun contre chacun.” « L’homme est un loup pour l’homme »


Rousseau dans le chap IV du livre I du contrat social, conteste qu’il puisse y avoir des guerres dans l’état de nature, tout simplement parce que la guerre n’est pas une relation d’individu à individu, mais une relation d’Etat à Etat. Il n’y a de guerre que dans l’histoire et entre des entités politiquement constituées. Ce qui donne de nouveaux arguments pour montrer que la guerre n’est pas simplement manifestation de l’hypothètique agressivité humaine : l’agressivité est aveugle et soumise à des automatismes qui règlent les comportements, alors que la guerre est liée à la réflexion et à la liberté.
La guerre est réfléchie dans une histoire à travers laquelle les hommes tentent d’en saisir l’intelligibilité.

Rousseau « on ne naît pas violent, c’est la société qui le devient » Rousseau l’exprimait déjà : « l’homme naît naturellement bon, c’est la société  qui le pervertit » + Balzac (pervertion)

Richard Owen : « Amour : maximum de violence, avec un maximum de tendresse »

Le sadisme est une violence, mais elle n'est pas naturelle à l'homme, c'est une névrose développée par des sujets singuliers.

La violence n’est pas que négative:
- elle a contribué à l’amélioration technique et en terme de développement des vainqueurs de guerre
- sublimation des pulsions (Freud), détourner d’un objectif à priori néfaste pour le changer en utilité sociale
- sentiment d’humanité, car c’est unique à l’homme.