Platon (-428 à -348):
-Les idées et la dialectique : existence du monde intelligible dans lequel existeraient les Idées, dont les choses sensibles que nous voyons et touchons ne seraient qu’une forme dégradée.
si indiv. = capable de connaissance parce que parce que a pu contempler les Idées dans une vie antérieure à guidé par sensible et intelligence, indiv peut remonter jusqu’aux Idées par réminiscence.
àSocrate : « accoucheur des esprits ».
-La République : modèle de la cité idéale : fondée sur aristocratie du mérite, division du travail en fonction des aptitudes.
Les politiques seraient ainsi choisis puis longuement formés à la philosophie, aux sciences et à la gymnastique avant de gouverner.
Sécurité de l’Etat= instauration entre les gardiens d’un communisme des biens et la communauté des femmes et des enfants.
Les paysans et artisans produiraient assez pour survie de tous.
-citations :
« l’opinion est qqch d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance »
« si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique »
« c’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement »
René Descartes (1596-1650) :
-La méthode : les règles pour la direction de l’esprit : individu= doué de raison à capable de discerner vrai du faux : donc il faut diriger correctement sa raison :
- L’évidence : pratique du doute méthodique
- L’analyse : diviser les problèmes en autant de questions simples séparées
- La déduction : permet de s’élever par degré du plus simple au plus complexe par un enchaînement rigoureux
- Le dénombrement : vérifie qu’aucune proposition n’a été omise dans la déduction
-le cogito : le doute ne peut avoir raison de ma puissance de douter elle-même : je doute à je sais que je doute à je pense à j’existe = prise de cscie de mon existence.
-liberté d’indifférence et morale par provision : liberté= choix éclairé par la connaissance du vrai et du bien. En oppo° avec la liberté de l’indifférence où la volonté se laisse guider par les passions.
En moral le doute = pas possible (besoin de décision immédiate) à morale par provision :
- Obeir aux lois et aux coutumes de son pays en choisissant les plus modérées
- Etre le plus résolu possible dans ses actions
- Changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde
-citations :
« le bon sens est la chose au monde la mieux partagée car chacun pense en être bien pourvu »
« toute science est une connaissance certaine et évidente »
« la puissance de bien juger, de distinguer le vrai d’avec le faux, est proprement ce qu’on nomme le bons sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes »
Baruch Spinoza (1632-1677) :
-la méthode, conséquence de l’immanence divine : méthode doit partir d’une idée vraie qui servira de modèle pour diriger l’esprit vers d’autres idées vraies.
Tout ce qui existe, «la substance » est dieu (ou « nature naturante »). La nature est les êtres= qu’une manière d’être, des modes de cette substance infinie : homme= fini mû par le désir de préserver son être = le conatus.
-les trois genres de connaissance :
ð Nous fait accéder aux parties constituantes des choses= connaissances sensibles ou par ouï-dire. è idées inadéquates car tronquées de ce qui fait la raison d’être des choses.
ð Permet de connaître les propriétés des choses= connaissance démonstrative qui, s’appuyant sur la déduction mathématique, nous permet de former des idées claires et distinctes.
ð Connaissance de l‘essence des choses = cause prochaine (selon spinoza). Prcpe de l’idée adéquate de Dieu en chacun de nous, d’où se déduisent les essences des choses singulières.
-contre le moralisme : Spinoza substitue à l’opposition classique du bien et du mal celle du bon et du mauvais : sont mauvaises les passions tristes qui diminuent ma puissance d’agir (mon conatus) et bonnes les choses qui l’augmentent. Ignorance des connaissances des causes= on agit mal, soit contre nature. Le Dieu de Spinoza pas un Dieu vengeur ni instance moraleà fait les choses pour qu’elles soient bonnes à l’homme.
-citations :
« les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison »
« l’homme libre qui vit parmi les ignorants, s’applique autant qu’il le peut à éviter leurs bienfaits »
« le désir qui naît de la joie est plus fort que celui qui naît de la tristesse »
David Hume (1711-1776):
-doctrine= l’empirisme : l’expérience comme unique origine de connaissance.
Esprit humain est réceptivité (reçoit les impressions de sensations et les impressions de réflexion à idées= images et échos affaiblis de nos impressions. Perceptions fermes et vives qui s’imposent avec force à notre esprit grâce à la mémoire et à l’imagination.
ð Sensation = origine de toutes nos connaissances, et donc on ne saurait pas évaluer la vérité de nos idées sauf si on est capable d’établir le lien avec les impressions dont elles proviennent.
-Illusion de la causalité :
Causalité = banale association d’idées engendrée dans notre esprit par l’expérience et l’habitude. ( pour hume)
Qd deux évènements se succèdent et que cette conjonction se répète un certaine nombre de fois, rien ne peut garantir que le passé puisse servir de loi et que nous soyons en droit d’attendre que la conjonction se répète.
Le principe de causalité, qui prescrit l’expérience future à partir de l’expérience passée, et sur lequel se fonde toute production scientifique, est donc un principe subjectif de l’imagination, produit par l’expérience et l’habitude.
Principe de causalité= croyance, nécessaire dans la vie courante, mais usage scientifique toi faire l’objet d’un examen critique.
-les fondements de la morale : soumise aux passions, raison= faculté de connaître et non un pvr de détermination éthique è morale repose sur données empiriques soit impressions plaisir et douleur.
Nous agissons et apprécions les actions humaines en vertu d’un sens moral inné qui se traduit par l’agréable ou le pénible, si action relève de la vertu ou du vice
-Citations :
« la passion est une existence primitive ou si vous le voulez, un monde primitif d’existence »
« dans la nature l’homme est l’animal le plus démuni, seule l’organisation sociale lui permet de survivre »
«à leur première apparition, toutes nos idées sont simples, dérivent d’impressions simples qui leur correspondent et qu’elles représentent exactement »
Jean Jacques Rousseau (1712 - 1778):
-L’état de nature : rendre raison de la corruption des mœurs dont il accuse le progrès : invente la fiction d’un état de nature antérieur à la sté civile dans lequel les hommes auraient vécu libres et solitaires.
Dénaturation de l’homme par la vie en sté source d’inégalités.
Tentative de reconstruire une liberté dans le domaine collectif et d’imaginer un éducation pour rester près de nature au niveau individuel.
-le contrat social ou le pacte d’aliénation : homme de l’état de nature commence à cultiver des terres et à se les approprier. à loi du plus fort se substitue à la paix donc hommes contractent pacte social qui apparait comme moindre mal : citoyens renoncent à leur liberté en faveur d’un souverain qui en échange de leur obéissance garantit la liberté des personnes et des biens.
Si sté injuste fondé = pacte social consenti unanimement est l’expression de volonté générale.
ð Chacun obéit à lui-même en obéissant à tous.
-L’éducation négative : exposée de Emile , pas instruire enfant trop tot pour le laisser développer ses potentialités.
-citations :
« la cscie est la voix de l’âme, les passions sont la voix du corps »
« les têtes se forment sur les langages, les pensées prennent la teinte des idiomes, l’esprit, en chaque langue, a sa forme particulière »
« la raison, le jugement, viennent lentement, les préjugés accourent en foule »
Karl Marx (1818-1883):
-concept « la lutte des classes » :
Classe : groupe d’individus ayant même situation économique au sein des rapports de production.
Antagonisme qui oppose des classes et des consciences de classe dont les intérêts sont contradictoires.
-Capitalisme : lutte prend forme d’une domination complète du prolétariat par la bourgeoisie :
-économique par la domination du capital
- pol° bourgeoisie contrôle appareils de l’état dont elle se sert pour consolider les rapports de prod° dont elle bénéficie
-idéologique car conscience classe pauvre est aliénée par l’idéologie dominante.
-le matérialisme historique, une vision eschatologique : connaissance émancipatrice révèle un inconscient social à pensée conditionnée par des facteurs matériels, incite les individus à apporter des chgmts pratiques à leurs conditions de vie.
Ne fait qu’accélérer la prise de cscie par le prolétariat du mécanisme de son aliénation et annonce le communisme (= société sans Etat, sans propriété de privée des moyens de prod°, sand division de la sté en classe).
-citations :
« l’histoire est la véritable histoire naturelle de l’homme »
« la liberté est l’expressions française de l’unité de l’être humain, de la cscie générique et du rapport social et humain de l’homme avec l’homme »
« la production du capitalisme engendre, avec l’inexorabilité d’une loi de la nature, sa propre négation »