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12.16.2013

Fiche: Le Second Empire (1851-1870)


LE SECOND EMPIRE (1851-1870)




I/ La mise en place de l’Empire
a)      La République décennale
1.      La Constitution de janvier 1852

Pouvoir détenu par LNB + 5 pers (dt Rouher) → nvlle Constitut° le 14 janvier 1852
Régime ≠ parlementaire (« mais qui ne forment plus un conseil responsable » + très faible pv des Chambres [dans le nom même : plus d’Assemblée Nationale, donc plus de rôle de représentat°])

Filiation ? inscript° explicite ds héritage de Nap1 + inscript° ds héritage de la Rév° (cf art. 1 : « la Const° reconnaît, garanti, confirme les grds principes proclamés en 1789 » : ex : suff. univ. masc.)
→ sentiment d’un régime démocratique ?

T Chef de l’Etat (& gvt) :
            → « Prince-psdt », voire « son altesse impériale », nommé pour 10 ans renouvelables
            → détient une partie des pvs lég. : il a seule initiative des lois et les fait préparer par Cons. d’Etat
            → pt dissourdre Corps Lég et attendre 6 mois pour nvlles élect°
            → « responsable dvt le peuple français auquel il a tjrs le dt de faire appel » = théorie
            → ministres sont les « auxiliaires » du psdt (pas responsables)
           
T Sénat :
            → pas de discussion des lois, doit veiller au respect de la Constitut°
            → a intérêt à lui être favorable, car nommés par psdt

T Corps législatif :
            → élus pour 6 ans au suff univ masc ; pas de liste, scrutin uninominal
            → votent les lois après examen
            → pvs très limités : siègent 3mois/an, pas de dt d’initiative ni d’interpellat° ni d’adresse, pas de             retranscript° des débats, …

12.14.2013

Exemple d'analyse de Race et Histoire

« L'attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu'elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. « Habitudes de sauvages », « cela n'est pas de chez nous », « on ne devrait pas permettre cela », etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare ; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or derrière ces épithètes se dissimule un même jugement : il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarti­culation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire « de la forêt », évoque aussi un genre de vie animale, par opposition à la culture humaine. Dans les deux cas, on refuse d'admettre le fait même de la diversité culturelle ; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit. [...]

En refusant l'humanité à ceux qui apparaissent comme les plus « sauvages » ou « barbares » de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques. Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie. »      

                                                                           Claude Lévi Strauss, Chapitre 3, Race et Histoire